Le millésime 2012 est arrivé!

Le printemps pointe timidement son nez, il est donc temps de faire connaissance avec le millésime 2012! Roger Burgdorfer (propriétaire) et Didier Cornut (oenologue) nous livrent leurs sentiments sur ce millésime déjà en partie mis en bouteille.

Didier Cornut – oenologue

« Après le BCBG 2011 voici le CQFD 2012 : Charmeur, Quémandeur, Farandoleur et Dragueur. »

Didier Cornut

Malgré une récolte difficile due aux aléas d’Allah – humidités et chaleurs – le millésime est tout en fraîcheur, senteurs et saveurs. Il faut aussi souligner le superbe tri de la vendange qui nous a permis, certes de récolter moins de raisin, mais à maturité et surtout sains! Les vinifications se sont déroulées sans problème (grâce à mes deux anges Hélène et Tanguy), et les mises en bouteilles ont commencé avec amour le… 14 février !

Mes coups de coeur ? Le Sauvignon blanc tout en buis, mangue et exubérance printanière. Et le Gamay que je trouve frais, joyeux et croquant! Les autres blancs sont sur le fruit, bien équilibrés et avec une minéralité (d)étonnante ! Les rouges sont déjà charmeurs et d’une belle densité. Le Pont des Soupirs Rouge 2011 est d’une rare complexité et m’enchante par ses rondeurs alléchantes..

Roger Burgdorfer – propriétaire

« Rien n’est jamais acquis tant que les raisins ne sont pas en cave. » 

Roger Burgdorfer

L’année 2012 a été vécue à la vigne sous la menace permanente des maladies. De début mai à mi-août la pression de l’Oïdium – champignon sournois qui s’étale sur le végétal (souvent sur chênes et rosiers) et même cette année sur les platanes du Quai Gustave Addor ! – a été de tous les instants. Nos indicateurs de station météo nous informaient du risque en permanence et nous avons dû protéger nos vignes en redoublant de vigilance.

Chez les vignerons qui ont manqué d’attention nous avons remarqué des raisins atteints d’Oïdium et cela dans tout le pays, rendant les vendanges de certains lots impossibles. C’est dire si l’été a été chaud avec, en prime, des vendanges très délicates dûes aux pluies chaudes qui, par intermittence, ont amené tous les ingrédients nécessaires au développement de la pourriture.

Lors des vendanges nous aurions voulu attendre quelques jours de plus pour finir la maturation de certains raisins, mais l’état sanitaire de ceux-ci nous ont obligé à intervenir avant que la pourriture ne s’installe. Comme quoi rien n’est jamais acquis tant que les raisins ne sont pas en cave. Globalement au vu de ces conditions météos particulières, nous sommes très satisfaits du résultat. Il y a des vins étonnants qui n’attendent plus que votre approbation. La fraîcheur aromatique des premiers vins mis en bouteille sont de bon augure pour accueillir le printemps qui s’annonce!

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