Grêle du mois d’août, plus de peur que de doutes !

Dans la soirée du dimanche 5 août dernier, un violent orage s’est abattu sur la région genevoise et avec lui des averses de grêle. Voici les dégâts occasionnés dans certaines parcelles et nos solutions pour y remédier.

Le lendemain matin, lundi 6 août 2012

La grêle est bien connue pour causer de nombreux et quelques fois irréversibles dégâts aux cultures. Il faut savoir que plus les raisins arrivent à maturité, plus les dégâts peuvent s’avérer désastreux. Lorsque le sucre du fruit arrive dans les grains, les blessures causées par la grêle peuvent très facilement dévier en foyers de pourriture. Il devient alors nécessaire d’agir immédiatement par des traitements préventifs sur les grappes, permettant de cicatriser et de « désinfecter » les grains avant que ceux-ci ne se transforment en foyers de pourriture et ne contaminent les autres grappes.

Une feuille perforée par la grêle

La dernière averse de grêle n’a heureusement causé que peu de dommages à des raisins encore très verts et ne contenant quasiment pas de sucre. Les traitements ont été faits par précaution, mais nous avons de bonnes chances de ne pas subir de pertes sur les récoltes du millésime 2012.

Qui plus est les jours de la semaine suivante ont été caractérisés par un temps chaud et sec, idéal pour cicatriser les blessures des grains. Nous allons toutefois d’ici aux vendanges surveiller étroitement les risques de pourritures qui sont forcément plus importants lorsque certains grains sont blessés. Nous intégrerons aux prochains traitements contre le mildiou et l’oïdium une composante dont le but est de prévenir les risques de pourritures.

Ci-dessous un grain blessé une 6 jours plus tard, la blessure est sèche et les risques de pourritures sont moindres.

La blessure est sèche