Gel au Domaine du Paradis

Les bons et les durs côtés de Mère Nature

On sait bien que bosser avec la nature et pour la nature, ça implique certains risques qu’on doit être prêts à prendre. Mais bon, là, quand même quoi…

On savait que nos collègues valaisans ont été tristement et historiquement touchés par le gel noir qui a frisé le nez du Valais la semaine passée. On savait aussi que nos collègues Neuchâtelois et Vaudois étaient moins durement touchés, pendant qu’à Genève on se disait qu’on avait frisé le code. Mais hey! C’était sans compter les nuits à venir, comme quoi la Nature a quelques fois un besoin d’équité, parfois pas toujours avec le bon outil au bout des nuages.

Rescapé du gel de printemps - Domaine du Paradis
Un des derniers rescapés d’une parcelle de chasselas

Pourquoi c’est nul, le gel?

Vous vous en doutez sûrement, mais pour faire simple on résumera en expliquant que le phénomène de brûlure se provoque par le chaud, mais aussi par le froid. Techniquement parlant, les tissus de la plante sont morts et donc les grappes toute fraîchement formées avec. Résultat des courses, il n’y aura quasiment pas de raisin.

La suite des opérations, c’est quoi?

Désormais il va nous falloir gérer les « survivants », à savoir les rares sarments qui portent encore des grappes au milieu d’un véritable champs de bataille de vignes décimées. Pour cela, impossible de réellement faire le distingo, et il nous faudra protéger le vignoble restant contre les attaques de champignons et de maladie comme pour une année ordinaire. Car la plante a besoin de récupérer rapidement des feuilles, qui pousseront avec un énorme décalage dans la saison et surtout sans fruit, pour reconstituer des réserves d’énergie pour démarrer le printemps prochain.

 

Pour ceux qui se demandent si on n’aurait pas pu protéger quelque chose, laissez-nous vous donner un ordre d’idée: il faudrait entre 200 et 300 bougies par hectares pour avoir une réelle efficacité, nous en avons 45 à protéger.

Les dégâts au Paradis ?

Nous avons certaines parcelles plus à risque que d’autres, mais nous estimons aujourd’hui à environ 25% de la récolte totale en moins. Parmi les cépages touchés, le Chasselas, Aligoté, Viognier, Gamaret, Gamay, Cabernet-franc.

Pour info, nous et nos ailes on s’en tire bien, car ceux qui ont été frappés par le gel ont perdu jusqu’à 90% du tout. On touche du bois, et on pense à eux.

Pour plus d’infos, l’article de la Tribune de Genève est plutôt bien rédigé!

Des dégâts historiques, et un peu partout…

Faut avouer que cette fois, le gel a envoyé du lourd. Même si nous n’avions plus vu un gel pareil depuis une bonne trentaine d’années, voire plus selon les régions, certains l’ont découvert à leurs dépens. Nos collègues français ont ramassé aussi, bref, c’est vraiment une saison placée sous le signe du challenge! On a le moral, on a les reins, on a la pêche, maintenant y a plus qu’à…!

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